Ca va mieux, pour plusieurs raisons:
D'abord, j'ai été pris dans l'école de dessin de mes rêves, un espoir qui se concrétise peu à peu.
Ensuite, j'ai eu de super bonnes notes au bac blanc. Je vais en faire la liste, certains y verront de la vantardise et ils auront tout à fait raison: pour une fois que je suis fier de moi, je vois
pas pourquoi je me gênerai.
Anglais 18
Allemand 19
Histoire Géo 16
Maths 18
SVT 16
Physique 16
Philo 19
Voilà. sinon en ce moment je fais pas mal de recherches sur la psychologie humaine, les troubles existant etc... et c'est dingue de voir à quel point on peut se reconnaire parfois...
Un autre truc: je me demande si je ne suis pas un peu atteint d'hyperesthesie: mon sens de l'odorat est quand même plutôt balèze (l'autre fois j'ai reconnu l'odeur du thon et celle de la tomate en
passant la porte de chez moi, alors que j'avais le nez bouché.). Et parfois, il me semble entendre chaque bruit de manière assourdissante: je ne supporte même pas les bruits du tissu qui se plisse
quand je marche ou celui de mes propres pas.
Enfin bon, ca reste assez rare et pas non plus horriblement genant, et je me demande même si je somatise pas un peu (parce que côté somatisation, je peux faire très fort: reccord à battre: 40 de
fièvre et vomissements, pour une raison de stress tellement puerile que je ne l'avouerai jamais ^^)
Enfin, je me demande si je vais pas supprimer ce blog: la tournure larmoyante et égocentrique qu'il est en train de prendre me déplait fortement, même s'il est vrai que parfois, ca fait du bien de
confronter son vague à l'âme débile (mais pas négligeable pour autant) à la blancheur d'une page vierge.
Je vais de plus en plus mal. Depuis déjà pas mal de temps, je faisais des crises d'angoisses à quelques mois d'intervalles. Toutes le soir, sauf une qui m'a prise la matin et qui m'a tellement
terrassée que je n'ai pas pu au lycée. Puis elles se sont rapprochées: toutes les semaines, puis même tous les soirs. Mais il y avait quelque chose de réconfortant dans le fait qu'elles ne se
produisent que dans la nuit: les apparences étaient sauves. Jusqu'à aujourd'hui: j'ai fait une crise il y a quelques dizaines de minutes. En plein jour, et la plus forte de ma vie. Et ce malgré les
trucs homéopatiques contre l'anxieté que je prends. Je me suis arraché des cheveux, j'ai donné dans le mur un coup de poing tellement fort qu'il en a tremblé, j'ai tellement tordu et griffé mes
mains que j'en ai tordu la monture de mes lunettes, sans même m'en rendre compte. Un des verres s'est déchaussé. Donc voilà, c'est passé mais je sais que ca peut revenir n'importe quand, sans
raison. Aujourd'hui, c'est encore pire parce que mes parents sont partis en week end: je n'ai personne pour en parler, alors c'est pour ca que je l'écris ici. Vous ne pouvez pas imaginer à
quel point je suis désemparé. Chaque crise me vide de toute volonté. J'ai le bac blanc à la rentrée et je n'ai révisé qu'une matière. Pourtant, je ne m'inquiète pas, ce qui est à l'opposé de mon
caractère habituel. Et de toute manière, je ne me sens pas capable d'ouvrir un cahier ou d'accomplir n'importe quoi. Je sais déjà ce que je vais faire quand j'aurais fini d'écrire: je vais aller me
planter devant la télé, car c'est le seul truc susceptible d'accaparer suffisamment mon attention pour me faire oublier. C'est ca, ou boire, alors...
Et je souffre. Je me hais: je me trouve abject, hideux: physiquement comme moralement. Les miroirs exercent sur moi à la fois de la fascination et de la répulsion: quand je croise mon reflet, je ne
peux pas m'en détacher mais j'ai une indescriptible envie de pleurer et de crier mon dégout. Et de tout ca, je ne parle pas avec mes proches. Je n'en ai pas le courage, je ne veux pas leur imposer
ma souffrance.
Je commence à penser à demander le redoublement de ma terminale (alors que j'ai 17 de moyenne. C'est de l'ironie tragique). Parce que j'ai besoin de prendre une année, de recommencer ce que je
pense avoir raté.
Et puis je sais que je ne tiendrais pas, en habitant seul. En même temps, j'ai envie de partir, de m'éloigner et de vivre seul, parceque j'étouffe ici. Mais si je fais l'école dont je rêve, je
devrais partir à Lyon, et je craquerai nerveusement.
Du coup, je suis paumé. En plus, même le dessin me détruit. C'est une passion au sens propre du terme: pathos=souffrance. Cela fait des semaines que rien de ce que j'ai fait ne m'a plu. Je me
trouve nul à chier, je n'ai pas l'impression de progresser... je ne sais pas quoi faire. Des que je prends un crayon, je reste figé sans rien pouvoir mettre sur le papier.
Vraiment, je ne sais pas comment je vais m'en sortir. J'essaye de voir ce qu'il y a de positif: je tiens malgré tout à la vie. Mais il n'y a bien que ca. Je suis complètement vouté et brisé.
Et, pour courroner le tout, mon grand père n'en a probablement plus pour très longtemps...
Et ce qui me détruit le plus, c'est la réaction de mon père: même si je ne leur dis pas tout (loin de là), mes parents savent que je vais mal. Ma mère s'inquiète pour moi, elle reste à mes côtés
lorsque j'ai une crise alors même que je l'envoie chier. Mais mon père n'est jamais venu, sauf une fois: et c'était pour m'engueuler et me dire d'arreter ma comédie. A un moment, j'ai cru que je le
hairais pour can mais je n'y arrive pas: ce serait plus facile,d 'ailleurs; Au lieu de ca, je continue à chercher ses encouragements et son affection comme un petit chien fretilant. Et lui, il
continue à fixer l'horizon sans rien voir. La dernière fois, j'ai voulu ^poser ma tête sur mon épaule et il l'a repoussée en me disant que j'avais plus deux ans. J'étouffe... Et si seulement il y
avait une raison à ces crises: mais il n'y en a pas. Je suis joyeux, je vis normalement et soudain c'est comme si il y avait un grain de sable qui bloquait chaque engrenage. Plus rien n'a de sens
pour moi, et j'ai l'impression d'être un jouet sans aucune liberté. Quand je regarde vers l'arrière, je n'ai rien fait. Quandje regarde aujourd'hui, je voudrais faire quelque chose mais je
n'y arrive pas. Quand je regarde demain, je ne ferais rien et je crèverai seul avec mon chien, accariâtre et désesperé. Je n'arrive pas à accepter ca. Des fois, je me dis qu'il faudrait changer,
mais j'ai l'impression d'être retenu par des chaînes d'acier. Et je sais que c'est moi qui m'enchaine moi même, mais je n'ai pas la volonté suffisante pour me libérer. Je suis Sysyphe: je pousse
mon rocher. Sauf que personne ne m'oblige à rester. Je suis comme les types de la caverne de Platon; la danse des ombres est tellement hypnotique que je reste là à somnoler et à laisser couler mes
larmes plutot que de me retourner.
En fait, j'ai déjà essayé de faire des efforts, mais ils n'ont jamais rien donné: par exemple, l'autre jour, j'ai foiré un dessin. Plutôt que de me laisser abattre, j'ai alors fait un ffort sur moi
même: je l'ai reccomencé. Et re foiré. C'est pas grave, j'ai encore repris. Au final, j'y ai passé tout mon après midi. Et c'était à nouveau ignonle, pire encore que le premier. Et tout, dans
ma vie, est à l'image de ce dessin. Quand je reessaie, c'est pire. alors à quoi bon?
Quand j'essaie d'expliquer ca à ma mère, elle me dit que c'est normal, que personne n'y arrive du premier coup, qu'il faut avancer petit à petit. Mais là n'est pas le problème: le problème, c'est
que plus je me donne et plus j'essaie, plus je recule. Alors je sombre et je me laisse plonger. Et ma solitude grandit, parce que j'ai l'impression que personne ne peut comprendre ca.
Là, ca va mieux. Du coup, je vais probablement trouver quelques grammes de volonté pour me mettre à quelque chose. Mais l'angoisse et la peur reviendront, et ce sera chaque fois plus dur de trouver
cette volonté. Et au bout d'un moment, je ne trouverai plus. Et là, je ne sais vraiment pas ce que je deviendrai.
Lu ce matin "j'ai des perspectives d'avenir très séduisantes". J'ai trouvé ca assez amusant.
Explication pour les non latinistes: séduire provient du latin seducere, signifiant détourner, tromper. ^^
Bonjour, cher lectorat toujours aussi restreint (tant pis) et fidèle (merci!),
j'ai traversé récemment une periode de passage à vide (Scribe, ayant supporté mes sempiternelles lamentations sur msn, est bien placé pour le savoir), mais je vais mieux, sans raisons
particulière hormis mon caractère toujours aussi terriblement lunatique.
Non, en fait, il y a bien des "raisons", ou du moins des signes avants coureurs, des petits bonheurs simples qui laissent présager la sortie du tunnel.
Ainsi, petite coincidence de ce Mercredi: Mardi soir, en me couchant, j'avais par erreur enregistré un réveil musical, en plus de mon "Tut tut" habituel, certes barbare mais ô combien efficace.
Du coup, j'avais décalé la musique au soir, car je ne sais pas annuler ce que je programme, et je ne voulais pas avoir à constater le déès de ma chaîne audio suite à un conflit entre deux
instructions hasardeuses. Mercredi matin, je me réveille donc avec le "tut tut". Puis la journée passe, dans l'ensemble plutôt morne et déprimante, parsemée de larmes. Fatigue extrème, remise en
question... puis je pars à mon cours de dessin de l'après midi, lequel parvient à me dérider quelque peu. En rentrant, je m'apprète à retrouver solitude et mélancolie mais une incroyable
coincidence m'a rendu le sourire: en rentrant la porte, j'ai été accueilli par le splendide Jewish Life de Bloch, interprété par Emmanuelle Bertrand et Pascal Almoyel: le réveil musical s'était
déclenché pendant mon absence, et, personne n'étant présent, le CD avait continué à tourner pour les oreilles des murs, mon retour coincidant exactement avec le passage de mon morceau
préféré.
Deuxième coincidence le Jeudi: je ne prends jamais le bus, mais ce jour là, je ramenais deux copains à manger chez moi (ce qui est déjà satisfaisant en soi, etant donné qu'ils me font rire comme
personne). Ces deux là etant de véritables grands mères non ambulatoires, nous avons pris le bus: c'est là que j'ai vu un mec que j'ai repéré pour plusieurs raisons:
a) Il était en train de dessiner
b) Sa capuche avait des motifs improbables qui m'ont rappelé le carrelage de certaines églises, ou alors certaines images d'Escher.
c) Il avait un visage plutôt beau et atypique
Et il s'avère que, le soir, à mon cours de dessin, une bonne femme s'amène avec son fils, étudiant aux beaux arts, qui voudrait se perfectionner en académique, et qui viendra donc le même soir
que moi (entre autres). Ca m'a encore fait sourire, parce que j'aime bien les coincidences, les synesthesies, toutes ces choses qui laissent supposer, bien qu'on la sache inexistante, une
certaine paix de l'univers, une harmonie qui donnerait un sens à chaque évènement.
Sinon, j'ai comencé à chercher le matos pour fabriquer un dreamcatcher, et, de fil en aiguille, j'en suis venu à me documenter sur la wicca, l'ésoterisme, le néo paganisme, le new age... Je suis assez friand de ce genre de choses: non pas que je crois à la magie etc... mais disons que je me sens assez proche de la
nature, même si je n'en fais ni une religion, ni même une philosophie. C'est plutôt une facon de sentir les choses que je retrouve un peu dans certaines formes d'ésoterisme, même si tout ce qui
concerne les rites, les dieux, la magie ou la préservation de l'âme me fait doucement rigoler (au sens ou je suis un esprit rationnel. Cela ne m'empêche pas de respecter ces croyances et ceux qui
les pratiquent).
D'ailleurs, pour rester dans le spirituel, Benoit XVI me sort par les trous de nez: béatification éventuelle du pape muet, reintegration éventuelle de lefebvristes et de négationnistes, rejet de
l'avortement... cela commence à faire beaucoup. Je crois que Jésus peut se lamenter tout autant que Mahomet, au sujet des cons qui l'adorent.
Mes parents vont m'offrir un appareil photo numérique de bonne qualité pour mon anniv et mon bac, et j'en suis vraiment heureux! Ca me permettra de montrer mes dessins, car avec le materiel dont
je dispose actuellement, j'obtiens toujours une qualité d'image qui affadit les couleurs etc... et qui ne leur rend absolument pas hommage. Et ca m'énerve d'autant plus que j'y vois assez de
défauts sans que d'autres, artificiels, ne s'accumulent.
Je suis allé voir Les plages d'Agnes, d'Agnes Varda, et j'ai trouvé ca merveilleux. Une réelle plongée dans son univers: cette femme est un véritable dandy, au sens ou elle transforme chaque
instant de sa vie en euvre d'art. Ce film m'a aussi fait porter un nouveau regard sur certaines formes d'art contemporain, que j'aurais auparavant surplombées avec fierté, et considérées comme de
la "masturbation intelectuelle", selon l'expression consacrée. En effet, Varda présente certaines de ses installations, qui, si l'on m'en avait énoncé la teneur auparavant, n'auraient
certainement pas trouvé grâce à mes yeux. Mais, au sein de ce film, elles prennent toute leur place et on comprend vraiment, avec son coeur, qu'exposer des patates peut être signifiant. Il suffit
d'oublier ce que l'on croit savoir sur l'émotion, la technique et le savoir faire: cela ne signifie pas qu'il faille oublier ces derniers, mais tout simplement qu'il peut y avoir autre chose. En
plus, ce film m'a indirectement donné une idée: je ne dirais pas qu'elle est géniale, mais elle est vraiment assez nouvelle, je pense: je crois que contrairement à ce que l'on pense, on peut
trouver de nouvelles choses en peinture, et je me demande si je n'ai pas mis le doigt sur un truc de ce genre. En attendant, je ne m'emballe pas: il va falloir que je me renseigne pour voir si
cela n'a pas déjà été fait. Peut être une histoire à suivre...
Après, je suis allé à la Fnac, et j'ai acheté 2 bouquins: De Pictura, d'Alberti (version bilingue latin-francais. Je vais essayer de jeter un coup d'oeil au latin, car avec le recul, je regrette
un peu d'avoir abandonné cette matière au lycée) et L'Histoire de l'Art de Gombrich (ouvrage de référence).
Et sinon, j'ai découvert un super site qui s'appelle The Sartorialist. J'ai toujours considéré les vêtements, au mieux comme une
manière de se trouver un peu plus beau et de mieux s'accepter, au pire comme une simple manière d'attirer le sexe opposé. Et même si je trouvais certains défilés de haute couture très beaux, je
faisais une distinction entre cela, et les vêtements portés.
The Sartorialist m'a montré que j'avais tort. Il y a là dedans des gens qui manient les coupes, les superpositions, les matières et les couleurs avec un art consommé et absolument incroyable.
C'est très inspirant. Du coup je commence à penser que s'habiller quotidiennement peut être une manière de mettre quelque chose de plus dans sa vie, et en ce sens je comprends mieux certaines
phrases de Wilde.
En fait, c'est exactement comme les meubles ou les objets: ce n'est pas parce que tu utilises quotidiennement des petites cuillers qu'elles n'ont pas le droit d'être belles et d'avoir une belle
ligne graphique: c'est le rôle du design, et c'est de l'art au sens le plus noble du terme.
Ah oui: le titre est une référence à un mot clef hilarant qui permettait d'accéder à l'un de mes anciens blogs, et que je regrette car sur celui-ci je n'ai pas vraiment de mots-clefs drôles,
loufoques, incompréhensibles ou surréalistes.
5)Rencontrer Scribe en vrai, même si la timidité m’empêche d’ouvrir la
bouche
6)Etre moins timide, d’ailleurs
7)Fabriquer un attrape rêve
8)Avoir mon bac
9)Marcher pieds nus dans la forêt
10)Lire plus, écouter plus de musique,
aller plus au cinéma... Se cultiver, quoi !
11)Devenir beau. (ben oui, il parait que
le bonheur rend beau, et j’ai bien l’intention d’être heureux et de boire le calice jusqu’à la lie)
12)Rire souvent, pleurer
parfois.
13)Manger du nougat
14)Ecrire une véritable histoire, jusqu’au
bout.
15)La prochaine fois que Ben viendra,
aller au lac vers 6 heures du soir, pique-niquer, se baigner même si il fait froid et jouer au badminton. Rester toute la soirée là-bas, ne repartir qu’après la tombée de la nuit, regarder les
étoiles un moment avant le départ.
16)Arriver à retenir les règles de la
belote.
17)Apprendre à danser un peu mieux. Un peu
mieux que la nullité absolue, c’est possible, non ? ^^
18)En BDs : Lire Nausicaa de la
vallée du vent, et Akira, aussi. Et puis du Hugo Pratt à relire. Et la fin de XIII(2 derniers tomes). Et plein d'autres trucs...
19)Ne pas blesser la sensibilité des
autres.
20)Obtenir mon examen de fin de cycle en
violoncelle.
21)Allez à Reims pour voir le nouveau lieu
d’habitation de Ben, et squatter sa piscine !
22)Essayer de composer un
morceau.
23)Acheter le second tome de Maat le jour
de sa sortie.
24)Apprendre à faire la
roue.
25)Faire moins de compromis
26)Passer du temps allongé dans l’herbe, à
écouter les oiseaux chanter, et regarder les nuages passer.
27)Etre plus productif
28)Noter tous les rêves dont je me
rappelle, et tâcher de les dessiner.
29)M’acheter un carnet Moleskine, l’avoir
toujours sur moi et le remplir totalement en 1 an.
30)Se renseigner vraiment sur la
politique : essayer d’avoir une vision plus complète, plus nuancée, plus fine.
31)Arrêter de m’arracher les peaux des
lèvres.
32)Poser toutes mes questions stupides au
guichet du savoir.
33)Etre un peu plus élégant.
34)Cultiver mes différences.
35)Placer le mot histrion dans une
dissertation de philosophie.
36)Fabriquer un petit bateau en bois, avec
une feuille pour voile. Envoyer ce frêle esquif voguer sur un petit ruisseau de campagne.
37)P longer mes mains dans la terre,
gratouiller, dessiner des cercles avec un bâton. Revenir avec des graviers sous les ongles et des croutes de boue sur les bras.
38)Inventer quelque chose qui ne serve à
rien.
39)M’acheter un rubbik’s cube et parvenir
à le résoudre.
40)Essayer de rebrancher la vieille super
Nintendo, pour refaire des parties endiablées de Tetris et Super Mario.
41)Se faire au moins un(e) nouvel(le)
ami(e) véritable. Je veux dire, pas juste un(e) très bon(ne) copain (ine).
42)S’émerveille de la beauté du
monde.
43)Avoir un kaléidoscope, parce que
j’adore ces trucs la : je trouve ca magique.
44)Se lever tôt, même en été, pour pouvoir
admirer le lever du soleil.
45)Prendre des douches moins
longues.
46)Ne plus mordiller mes
styos
47)Apprendre à jongler avec trois
balles
48)Aller à l’opéra, au moins une
fois.
49)Passer du temps dans un zoo, un
aquarium ou un parc quelconque, pour faire des croquis de bestioles qui bougent tout le temps (et surtout des singes)
50)Louer des DVDs au local juste en bas de
chez moi (c’est quand même un comble de ne jamais y aller !) : bouffer du Kubrick, du Wong Kar Wai, du Lynch etc...
51)Etre moins moqueur, plus patient, plus
doux, plus tolérant.
52)Parfois, prendre du temps pour ne rien
faire. Se poser, respirer.
53)Ne pas faire trop de
maths.
54)Garder une âme d’enfant.
55)Faire vivre ce blog.
56)Changer la vie de quelqu’un (en mieux,
bien sur).
57)Dire 40 fois « panier piano »
sans me tromper, et ce devant témoin.
58)Ne pas organiser de fête pour mes 18
ans, car je n’y accorde aucune importance, car je ne veux pas me conformer à des coutumes juste pour être comme les autres, parce que les rares personnes que je voudrais voir à cette occasion ne
pourraient pas être là.
59)Prendre de jolies photos.
60)Faire pousser une plante. Même un
vulgaire plant de haricot ou un truc de ce genre.
65)Allumer des bougies et des allumettes,
malgré ma peur du feu.
66)Apprendre à mieux
cuisiner.
67)Nager le crawl
correctement.
68)Parvenir à imiter de façon crédible le
cri d’un animal. N’importe lequel.
69)Ne pas faire comme tous ses adolescents
qui disent s’aimer là ou il n’y a que coutume sociale et profond désir de perdre sa virginité. Aimer vraiment ou ne pas aimer : plutôt rester vieux garçon à jamais que mentir sur ses
sentiments.
70)Continuer à croire au mythe platonicien
de l’androgyne.
71)Relire les légendes
arthuriennes.
72)Garder une âme d'enfant 73)Trouver une pièce par terre et la garder précieusement, encadrée, et ce même si c’est 10 centimes. Comme le premier sou de
Picsou ^^
74)Apprendre un poème par
cœur.
75)Prendre en photo au moins 10 arcs en
ciel dans l’année.
76)Boire du chocolat chaud plus
souvent.
77)Faire un peu de sport de temps en
temps.
78)Grossir. Enfin, disons plutôt épaissir
^^ Etre un peu moins brindille, quoi.
79)Apprendre à tricoter, et aussi à faire
un ourlet.
80)Ne jamais boire plus d’un verre
d’alcool en une soirée.
81)Parvenir à dire « Balthasar »
en rotant. Un gars de ma classe de neige de CM2 y arrivait.
82)Inventer des recettes bizarres et les
faire gouter à ma famille.
83)Dessiner un bonhomme sur mon ventre,
avec un feutre.
84)Courir dans les champs.
85)Retourner à la cueillette des
champignons avec ma famille.
86)Assister à un défilé de mode et à un
match de rugby dans la même semaine.
87)Comprendre les règles du
curling.
88)Essayer le land art. A petite échelle,
bien sur... laisser des cercles de cailloux dans la campagne, pour intriguer les passants, par exemple.
89)Faire du cerf volant
90)Quand l’année scolaire sera finie, ne
pas perdre le contact avec certaines personnes : même si je n’ai pas de réels amis au lycée, les copains sont précieux aussi.
91)Comprendre comment Clément arrive à
faire des grenouilles en origami, qui sautent pour de vrai quand on appuie dessus.
92)Laisser une place à
l’imprévu
88) Arrêter de sursauter quand un pigeon s’envole devant moi. (tout ca à cause d’Hitchcock ^^)
89) Etre plus expansif, montrer ma gratitude aux gens que j’aime.
90) Retrouver la trace de mon professeur d’art plastique de cinquième, même si je dois essayer de passer par fesse-bouc, et le
remercier du fond du cœur.
91) Acheter (et porter) au moins un vêtement de couleur vive, pour changer du noir et du gris.
92) Aider ma sœur à faire ses devoirs.
93) Donner à des associations caritatives.
94) A la fin de l’année, bruler mes devoirs de maths.
95) Manger à nouveau des arlequins... J’adore ca, et je n’en ai pas gouté depuis très longtemps.
96) A lire : du Dostoïevski, du Bachelard, du Jules Lequier, du Levi Strauss. Et aussi Pascal, Freud, la poésie de Musset et d’Hugo. Continuer à lire Camus et Sarte. Et puis Duras, Sarraute, Kundera, Toni Morrison. Relire Pamuk, Boileau, Corneille et
Racine...
Putain celle là je suis mal barré pour la tenir ^^
97) Continuer à découvrir plein de musicos géniaux grâce à Scribe, et le remercier pour ca.
98) Eplucher 3 pommes de terres à la suite, en ne faisant qu’une unique épluchure pour chacune.
99) Jouer au pictionnary.
100) Me souvenir des dates d’anniversaire de mes parents.
Voilà, sinon j'ai trouvé ce site qui a l'air pas mal: http://ecrits-vains.com/
Et un extrait de poème de Musset, triste mais magnifique:
Je ne suis ni dieu ni démon,
Et tu m’as as nommé par mon nom
Quant tu m’as appelé ton frère ;
Où tu vas, j’y serai toujours,
Jusques au dernier de tes jours,
Où j’irai m’asseoir sur ta pierre.
Le ciel m’a confié ton cœur.
Quand tu seras dans la douleur,
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin ;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.
Et ca m'a rappelé ce poème non fini de Scribe, que j'aime vraiment beaucoup:
Dans la terre du sentier le jour déjà sommeille
Les insectes se taisent et soufflent le silence
Seules les vertes cimes observent le soleil
Lui, de l'aube du soir, observe la naissance
N'y a t-il personne pour qui espérer ? ?
?
?
Tourner le dos à la fenêtre
Voir que la pièce est minuscule
Tout en craignant, aimer y être
Et celui qui a peur recule
Aveugle dans le noir
Il ne voit pas l'Eden
L'ombre dans le miroir
Indicible moi-même
Donc, cher Scribounet, je te propose pour compléter ta liste:
66) Finir ce poème
67) Faire partager plus souvent ce que tu écris
Figurez vous, chers amis, qu'aucu signe de mon habituelle dépression post nouvel an n'a pour l'instant été détecté. Au contraire, ce serait plutôt effervescence et fébrilité, en lieu et place de
mon habituelle aphasie. J'ai pas mal de projets, parmi lesquels la reprise de ce blog. Donc on verra ca d'ici quelques jours, le temps de se remettre dans le bain scolaire. (au fait, mon blog rank,
qui est censé évaluer l'interet du blog, est à 1. Rassurez moi: 0, ca existe, hein? Je nai pas la note la plus basse possible? ^^ Bon, en fait, je m'en fous passablement. A bientot
Bonjour à vous deux! (oui, je n'espère plus guère conquérir un lectorat plus large que celui que je possède déjà).
Ce blog est en train de sombrer lentement dans une molesse fangeuse, comme ont tendance à le faire tous mes projets. Je crois que je n'ai aucune volonté.
Bref, Scribe m'a fait comprendre qu'il en avait assez de tomber sur une danseuse tournoyant à chacun de ses passages ici.
Le but de cet article est donc de la faire descendre d'un étage: je le précise afin qu'il n'y ait pas de confusion possible, je ne voudrai pas que l'on se méprenne et que l'on croit que j'ai
quelque chose d'interessant à livrer.
Je ne sais absolument pas quoi raconter, en réalité... ma vie est un néant affreux qui s'éclaire par intermittence. C'est un peu une sorte de marée noire, putride, mélancolique, qui ne reflue que
pour revenir inexorablement. Chaque éclaircie ne fait que rendre plus insupportable la noirceur qui s'en suit. J'ai l'impression de me noyer, d'être dévoré de l'interieur par une sève mauvaise qui
me ronge et me détruit.
Heureusement, quelques planches de salut subsistent: la beauté de chaque chose, l'amour de ma famille et surtout de ma mère sans qui j'aurai déjà perdu pied, l'art... m'aident à garder la tête hors
de l'eau.
Et puis Albert Camus, aussi. Je crois que ce type m'a sauvé la vie, d'une certaine manière: lorsque j'ouvre Le mythe de Sysyphe et que je commence à lire, je pleure immanquablement. Ce bouquin est
devenu le fil rouge et tenu qui me rattache à la vie. Mon coeur entre en raisonnance avec chaque ligne, chaque mot, chaque syllabe. J'ai l'impression de lire la prose d'un être semblable à moi et
pourtant tellement plus intelligent, au regard tellement plus pénétrant. Quelqu'un qui saurait exactement quels mots apposer sur mes sentiments, quelles réponses apporter à mes questions.
A u lycée, je ne travaille plus beaucoup. Il ne me reste que quelques mois à tirer, et pourtant j'ai l'impression que chaque jour est plus long que le précédent. Ma timidité m'empoisonne encore et
toujours: le prof de SVT m'a demandé si j'accepterais de participer au concours général, et j'ai dit oui, alors même que tout mon être me hurlait de refuser, d'envoyer valser cette grande
hypocrisie pseudo honorifique.
Mis à part ca, je suis allé au théâtre pour voir Oncle Vania de Tchekhov. J'ai trouvé le texte magnifique, et les acteurs étaient excellents. Ils étaient deux hommes, sans costumes et sans décors,
pour jouer tous les personnages. Deux véritables Protées, qui n'avaient besoin que d'un accessoire, d'une posture ou d'une inflexion de voix pour devenir homme aigre et malheureux, ou jeune fille
ennamourée.
Je crois que jaime de plus en plus le théâtre: je trouve ca très beau de représenter les drames humains à huis clos.
Cet après midi, je serai à Lyon pour aller voir les illuminations. J'ai très peur, car ma misanthropie m'a rendu agoraphobe, mais je crois que le jeu en vaut la chandelle (sans mauvais jeu de
mots).
Voilà, a dans un mois
P.S. pour Scribe: j'aime bien Blair, c'est sympa. Mais je ne trouve pas ca exceptionnel non plus.
Les explications ici. D'après les tests effectués auprès de mon entourage, il semblerait que la grande majorité
des gens la voient tourner alternativement dans un sens ou dans l'autre, la danseuse changeant de sens à chaque petit accrochage de l'image. Mais moi, je la vois toujours tourner dans le sens des
aiguilles d'une montre. La rumeur selon laquelle je n'aurai pas de cerveau gauche semble donc se confirmer.
Ah, rectification, scoop de dernière minute: en la regardant du coin de l'oeil, au prix de contorsions oculaires inimaginables, j'arrive à l'entrapercevoir tourner dans le sens inverse (mais en
fait c'est de la triche car je n'ai que les jambes dans mon champ de vision ^^) J'ai donc bien quelques neurones dans l'hemisphère gauche. Vous pensez que mes DMs de maths seront plus faciles si
je les regarde du coin de l'oeil? ^^
Bon, ben j'en ai un peu assez de la jeune fille et de sa ville, du coup je les mets temporairement de côté
pour laisser place à Daniel, l'ado mal dans sa peau et amoureux des couleurs (on va dire qu'il y aura surement une petite part d'autobiographie. Mais ca reste de la fiction quand même, hein
^^)
J’avais tiré le tabouret blanc du coin ou il était toujours rangé, et je l’avais posé devant le miroir. Puis je m’étais assis là et je n’avais plus bougé, torse nu, fixant mon reflet dans la
glace. Bercé par le ronronnement métallique du néon déglingué, je venais de noter un phénomène intéressant : ma peau me semblait à présent diaphane, presque translucide. Je distinguais
aisément des veinules bleues pâles auxquelles je n’avais jusqu’à présent jamais prêté attention et je me disais que si je restais assis là 40 jour, par exemple, ou même des années, la
lumière finirait peut être par transpercer ma peau comme chez certains vieillards qui semblent taillés dans du papier à cigarette.
J’en étais là de mes réflexions
quand mon père s’est mis à tambouriner sur la porte et à brailler : « Daniel, qu’est ce que tu fous encore dans cette salle de bain ! C’est un truc de gonzesses, ça. Allez, à
table ». J’ai poussé un soupir, déchiré de mon doigt quelques arabesques dans la buée naissante sur la glace, et je me suis levé d’un bond. Je me suis cogné le pied contre un tiroir mal
fermé, j’ai grommelé un vague « putain » tout en enfilant un T-shirt sans même m’être préalablement séché, et je suis sorti comme ca, à cloche pied, les cheveux en batailles, encore
trempé.
Je me suis dirigé vers la salle à manger, et je me suis assis à ma place préférée : accroupi sur le banc
de bois brut, près de la cheminée et de la fenêtre. Dehors, la voute céleste était d’un bleu sombre et profond ; outremer. Puis elle s’abattait sur la terre en cataractes colorées par toutes
les nuances de bleu existantes : céruléen, électrique, Majorelle, Charon... Le chant du monde dans toute sa splendeur. Et les drapés célestes et moirés de la nuit tombante étaient piqués ca
et là d’astres lactescents, ces étoiles abandonnant une à une leur torpeur diurne pour gouter à la fraicheur du crépuscule. Cependant, tous ces bleus disparaissaient soudainement aux alentours de
l’horizon, laissant place à des rouges violâtres ou mordorés. Ici l’Amarante côtoyait l’Andrinople. A ce camaïeu subtil, la terre opposait une masse lourde et sombre, noir de fumée rendue
érubescente par les derniers rayons du soleil. Et ces deux univers contraires étaient délimités par une ligne claire, incarnadine, esquissée d’un trait léger et chancelant, irrégulièrement brisé
par les silhouettes énergiques et sombres des arbres dressés face à la nuit.
P.S. Oui, si il y en a qui se posent la question (mais je pense pas qu'on s'en rende spécialement compte en le lisant comme ca), il y a un clin d'oeil culturel symbolico-biblique tout à fait
volontaire.
Allez, a +!
Je fais des articles pour un oui ou pour un non ces temps ci...
Aujourd'hui j'ai juste envie de dire que ca va franchement pas fort, que j'ai vu Helboy 2 et qu'il est pas mal du tout, et que j'adore Steinbeck.
A propos d'Hellboy 2, la complexité et la grandiloquence du titre francais (Les légions d'or maudites), par rapport au titre original (The golden army, c'est quand même plus laconique) m'a
amusé.
J'ai bien aimé le design des monstres d'une manière générale, mais j'ai trouvé que certains trucs étaient d'une esthetique vraiment bof: quand les elfes meurent, ca fait carrément caton pâte.
Et puis j'ai trouvé la scène de la mort de God Forest très belle, ca m'a fait penser à Princesse Mononoké., quand le dieu cerf meurt.